Divine Couture : la framboise explosive de Gaultier

Bon, soyons honnêtes : quand j’ai vaporisé Divine Couture pour la première fois, j’ai failli lâcher le flacon. Cette framboise… elle débarque comme un ouragan !

Jean Paul Gaultier frappe encore

Après des années à nous régaler avec ses créations iconiques (Le Male, Classique…), la maison Gaultier continue de jouer la carte de l’audace. Divine Couture arrive en 2026 et je peux vous dire qu’il ne passe pas inaperçu.

Créé par Quentin Bisch – un parfumeur dont j’apprécie particulièrement le travail -, ce parfum mixte revendique clairement son appartenance à la famille floral fruité gourmand. Mais attention. Pas le genre gentillet et consensuel. Non. Celui qui assume ses excès.

Entre nous, Gaultier n’a jamais fait dans la demi-mesure. Pourquoi commencer maintenant ?

Cette framboise qui vous saute au nez

Les notes de tête…

Comment dire ? La framboise explose littéralement. Juteuse, acidulée, presque trop présente. Pendant les trente premières secondes, je me suis demandé si j’avais vaporisé un parfum ou renversé du sirop de framboise sur mon poignet. C’est ultra-réaliste, carrément fruité, et franchement… ça surprend !

Personnellement, j’adore cette entrée en matière spectaculaire. D’autres vont détester. Vraiment, c’est cinquante-cinquante sur ce coup-là.

Vous voyez le genre ? Pas de subtilité, pas de faux-semblants. Gaultier nous dit : « Voilà, c’est ça Divine Couture, tu prends ou tu laisses. »

Puis la meringue change tout

Et là, surprise…

Au bout de quelques minutes, cette meringue arrive et transforme complètement le parfum. Elle enveloppe la framboise rebelle d’une douceur poudrée, presque aérienne. Le côté pâtisserie devient plus sophistiqué, moins bonbon (même si on reste quand même dans le gourmand, hein).

C’est difficile à décrire mais… disons que le parfum gagne en profondeur. La framboise reste présente – impossible de l’oublier celle-là – mais elle se fait plus douce, plus câline. J’ai l’impression qu’on passe d’une ado surexcitée à une jeune femme élégante en robe de soirée.

Pour découvrir notre analyse complète de cette évolution olfactive, je vous invite vraiment à creuser le sujet.

Le benjoin qui ancre tout ça

Les notes de fond, c’est là que ça devient intéressant.

Le benjoin apporte cette chaleur boisée et légèrement vanillée qui manquait cruellement aux premières heures. Sans lui, Divine Couture serait resté dans le registre « parfum gentil pour ado » (pas mal, mais pas transcendant). Avec lui, on bascule vers quelque chose de plus mystérieux.

Je ne sais pas trop comment l’expliquer… Il y a ce côté résineux, presque balsamique, qui vient contrebalancer toute cette douceur fruitée. Ça donne du caractère. De la personnalité.

Ah, et j’oubliais : la tenue est excellente. Huit heures facile sur ma peau (et je suis du genre à bouffer les parfums en deux heures). Le sillage reste généreux sans être envahissant – enfin, si vous vaporisez avec parcimonie, parce qu’avec quatre pschitts vous allez gazer tout l’open space, je vous préviens.

Cette approche maximaliste qui divise

Divine Couture illustre parfaitement ce que peut offrir la famille floral fruité gourmand quand elle ose l’excès. Pas de timidité ici. Tout est amplifié, théâtralisé, mis en scène.

Certains vont hurler au scandale (« C’est trop sucré ! Trop fruité ! Trop tout ! »). D’autres – comme moi – vont apprécier cette franchise. Au moins, on sait où on met les pieds.

Pour lire aussi d’autres perspectives sur ce lancement, n’hésitez pas à multiplier les avis. Parce que sur celui-ci, croyez-moi, les réactions sont passionnées !

À qui je le conseillerais ?

Bref.

Si vous aimez les parfums discrets et minimalistes… fuyez. Vraiment. Divine Couture n’est pas fait pour vous.

En revanche, si vous cherchez un parfum qui affiche sa personnalité sans complexe, qui sent bon la framboise juteuse sans tomber dans le vulgaire (grâce à ce benjoin sauveur), et qui vous fait sourire à chaque fois que vous le portez… foncez.

Je le vois bien sur quelqu’un qui assume son côté gourmand mais refuse de sacrifier l’élégance. Quelqu’un qui porte du Gaultier, du Mugler, du Prada Candy sans se poser de questions. Quelqu’un qui aime les parfums bavards (parce que celui-ci, croyez-moi, il a des choses à dire).

Mixte sur le papier ? Absolument. Dans la réalité, je pense qu’il séduira davantage une clientèle féminine. Mais j’ai croisé des hommes qui le portent à merveille – question d’attitude, comme toujours.

Le verdict sans filtre

Je ne vais pas vous mentir : Divine Couture ne deviendra pas mon parfum signature. Mais je suis contente de l’avoir dans ma collection. C’est le genre de jus que je vaporise quand j’ai envie de quelque chose de joyeux, d’insouciant, de carrément fun.

Un samedi shopping avec les copines ? Parfait. Un dîner romantique dans un restaurant étoilé ? Peut-être pas.

Quentin Bisch a fait un travail remarquable sur l’équilibre (enfin, si on peut parler d’équilibre avec cette framboise atomique). La meringue et le benjoin sauvent vraiment le parfum d’une certaine facilité. Sans eux, on aurait un énième floral fruité sans intérêt. Avec eux, on a… quelque chose comme une œuvre d’art gourmande et assumée.

Ma note : 7,5/10

Pourquoi pas un 8 ou un 9 ? Parce que cette framboise, aussi spectaculaire soit-elle, finit par lasser au bout de quelques heures. Et parce que Divine Couture reste dans un registre très (trop ?) confortable pour une maison qui nous a habitués à plus d’audace.

Mais bon. Pour un lancement 2026 dans la catégorie floral fruité gourmand, je trouve qu’il s’en sort vraiment bien. Il y a une vraie identité, une vraie signature Gaultier. Ça sent la qualité, ça tient, ça plaît.

Alors Divine Couture, vraiment divin ? Pas sûre. Mais diablement gourmand et assumé ? Absolument. Et franchement, dans un marché saturé de parfums insipides qui se ressemblent tous, ça fait du bien un peu de personnalité.

Reste à savoir si vous êtes prêts pour cette framboise explosive…

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