Yes I Am Gold de Cacharel : la nouveauté qui brille fort
Bon, soyons honnêtes : quand j’ai vu débarquer ce nouveau flacon doré de Cacharel, je me suis dit « encore un lancement qui surfe sur la vague gourmande ». Et puis je l’ai senti.
Cacharel sort l’artillerie lourde
La maison française ne fait pas dans la demi-mesure cette année. Yes I Am Gold vient enrichir la gamme Yes I Am avec une promesse claire : plus de tout. Plus de brillance, plus de gourmandise, plus d’intensité.
Ce qui m’a frappée d’abord ? Cette audace dans la composition. Cacharel a choisi de quadrupler certains ingrédients dans la pyramide. Oui, vous avez bien lu – quadrupler. La mandarine apparaît quatre fois, la fleur d’oranger aussi, et la vanille… pareil. C’est presque provoquant comme approche compositionnelle.
L’ouverture qui fracasse
Dès la première vaporisation, cette mandarine vous saute au visage. Je ne sais pas trop comment l’expliquer, mais c’est comme croquer dans l’agrume directement sur l’arbre. Cette acidité juteuse, presque électrique, qui vous réveille les papilles (enfin… les narines).
Franchement, j’ai rarement senti un départ aussi franc dans un oriental. D’habitude, ce genre de parfum commence plutôt tout doux, presque timide. Là ? Zéro timidité. La mandarine déboule avec ses quatre déclinaisons et ça pulse vraiment.
Cette fraîcheur tient une bonne demi-heure sur ma peau. Largement de quoi faire son entrée quelque part et marquer les esprits.
Le cœur blanc et crémeux
Puis arrive ce moment où le parfum respire. La fleur d’oranger prend le relais – et là aussi, elle ne fait pas semblant. Cette blancheur crémeuse enveloppe la mandarine sans l’étouffer, créant ce contraste chaud-froid que j’adore personnellement dans les compositions modernes.
La fleur d’oranger de Yes I Am Gold n’est pas celle, très verte et amère, qu’on trouve dans certains parfums méditerranéens. Non, ici elle est presque lactée, avec cette douceur d’amande qui annonce déjà le fond gourmand. Vous voyez le genre ?
Pour en savoir davantage sur l’équilibre olfactif de cette création, je vous invite à consulter la fiche complète sur ce parfum qui détaille toute la pyramide.
La transition qui marche
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est cette transition en douceur entre le cœur et le fond. Pas de cassure brutale. La fleur d’oranger prépare le terrain pour ce qui va suivre. On sent que la composition est pensée, malgré cette apparente générosité débordante.
Le fond… ah ce fond !
Et là, on entre dans le vif du sujet. Cette vanille-caramel qui s’installe pour des heures.
Alors oui, c’est gourmand. Très gourmand même. Mais pas écœurant (et croyez-moi, j’ai un seuil de tolérance assez bas pour le trop-sucré). La vanille utilisée ici garde ce côté légèrement boisé, presque fumé par moments, qui empêche le parfum de virer à la barbe à papa ambulante.
Le caramel ajoute cette profondeur, cette rondeur presque réconfortante. C’est doux sans être mou. Chaud sans être lourd. L’équilibre est vraiment bien trouvé pour un oriental moderne.
La tenue qui impressionne
Sur ma peau (plutôt sèche), je tiens facilement 8 heures avec un sillage présent les 4 premières heures. Après, ça reste en bulle proche – faut vraiment approcher pour sentir, mais c’est encore là. Pas mal du tout pour cette concentration.
À qui s’adresse Yes I Am Gold ?
Bonne question. Parce que malgré son étiquette « femme », je le verrais sans problème sur un homme qui aime les gourmands.
Ce parfum parle aux gens qui :
- Adorent les vanilles sans complexe
- Cherchent quelque chose de réconfortant mais pas endormant
- Veulent un sillage remarqué (discrétion s’abstenir)
- Apprécient les orientaux qui sortent des sentiers battus
Par contre, si vous préférez les parfums minimalistes, les choses légères et transparentes… passez votre chemin. Yes I Am Gold assume totalement sa gourmandise maximale.
Les occasions parfaites
Je le vois bien en fin d’après-midi, pour une soirée entre amis ou un rendez-vous. Pas au bureau (sauf si vos collègues adorent les gourmands). L’automne et l’hiver lui vont comme un gant, mais franchement, je l’ai porté en mars et ça passait très bien.
Mon verdict sans filtre
Yes I Am Gold ne révolutionne pas la parfumerie. Mais il fait diablement bien ce qu’il promet : un oriental gourmand généreux, moderne, accessible.
Ce que j’aime vraiment :
- Cette mandarine qui dynamite l’ouverture
- L’équilibre frais/gourmand super bien dosé
- La tenue honnête
- Le prix raisonnable pour la qualité offerte
Ce qui me plaît moins :
- Le flacon (bon, c’est subjectif, mais je trouve ça un peu… tape-à-l’œil)
- Cette multiplication des notes – marketing efficace mais on sait que c’est du storytelling
Ma note : 7,5/10
C’est un très bon parfum dans sa catégorie. Pas un chef-d’œuvre de haute parfumerie, mais une création sincère, bien fichue, qui remplit parfaitement son rôle : faire plaisir.
Quelques mots sur la famille orientale moderne
Yes I Am Gold illustre parfaitement l’évolution des orientaux ces dernières années. Fini le temps des compositions lourdes, épicées à outrance, presque oppressantes. La nouvelle génération d’orientaux joue la carte de la luminosité.
Ici, la vanille-caramel apporte cette chaleur enveloppante caractéristique du genre, mais la mandarine et la fleur d’oranger créent des respirations, des points de fraîcheur qui aèrent l’ensemble. C’est moins intimidant, plus portable au quotidien.
Bref.
Cacharel signe avec Yes I Am Gold un lancement malin : gourmand sans être simpliste, moderne sans renier l’héritage oriental, accessible sans faire cheap. Tout le monde va aimer ? Non. Ceux qui aiment vont devenir accros ? Probablement.
Dans le même registre gourmand addictif, Prada Candy reste une valeur sûre à découvrir.
